dimanche 16 novembre 2008

UN COMBAT DE FEMMES ?

Pas de grands discours, pas de bla bla, et qui plus est, réduire ce congrès à un duel de femmes, ce serait déjà, pour une part, oublier Benoît Hamon, également prétendant, d'autre part, le débat n'est pas là. Certes, les deux femmes sont totalement différentes, dans leurs discours, même si Martine Aubry emprunte quelques formules à Ségolène Royal comme "chevillées...", tente l'humour "à la ménagère" avec l'araignée sur le pupitre... tient un discours dynamique, sème un peu le trouble, s'adressant à la motion E, reste proche des soucis économiques actuels, parle d'une ligne politique de rassemblement... cite tous les intervenants des motions... La gauche à gauche avec la gauche... Quelle gauche ? Quelle gauche alors que bon nombre de sympathisants PS voteront très probablement ailleurs aux prochaines présidentielles.
Un discours fort, cependant, et une activité intense sur Facebook et le net. Fortement ovationné, tout comme Ségolène Royal.
Par des militants.
Que Ségolène Royal invite aussi. Un discours plus retenu, des remerciements pour son équipe, la situation économique également citée, mais on ne pourrait l'ignorer. Et d'annoncer que le jour même du vote des militants aura lieu une journée de mouvement social. Et d'évoquer les aides données aux banques. De citer des chiffres. De préciser qu'une éventuelle alliance avec le modem ne se ferait qu'après consultation des militants.
Le discours se veut plus fort, vers la fin, s'adressant également aux sympathisants, appelant à l'union.

J'ai également aimé l'intervention de Bertrand Delanoë, sobre, et celle de Benoît Hamon, bien pensé, bien pesé.

J'aimerais développer mais il est tard, laissons à demain ce qui peut être remis à demain.

2 commentaires:

leunamme a dit…

Oui, ce n'est pas un combat femmes, car pour moi si choix il y a, il se fait entre deux motions qui défendent une vision différente de ce que doit être le PS : celle de Benoit Hamon et celle de Ségolène Royal. Martine Aubry, quant à elle, ce n'est que la permanence de pratiques qui ont conduit le PS à l'echec d'aujourd'hui.

Fleurdeblog a dit…

Vous m'ôtez les mots de la bouche...