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mardi 9 décembre 2008

SEGOLENE ROYAL : CHANGEMENT DE TON, PAS LES MOTS

Ségolène Royal, un changement de ton, un ton plus grave, plus conscient de ce qui est à jouer, mais hélas, une culpabilisation portée sur Martine Aubry. Le jeu des chiffres, encore une fois. Mais un ton plus "vrai". Plus touchant, certes. Je continue à l'admirer, quelque part. Se battre en politique, qui plus est, en tant que femme, c'est tous les jours, c'est fort. L'enjeu est de taille. Nous risquons, je le répète, de nous retrouver dans le même cas de figure dans moins de trois ans, et c'est dommage.

lundi 8 décembre 2008

PS = PARA SEGOLENISME ?



Bon, on a le droit de se demander si la guerre va s'arrêter, et, surtout, on pourrait demander à Ségolène Royal d'utiliser les médias à d'autres fins, sinon, on va finir par croire qu'elle n'a pas été entendue... Il me semble que lors des réunions précédant la finalisation du conseil national, elle n'était pas présente ? Cela ressemble à quoi, cet aparté perpétuel ?
Les médias sont inondés tous les jours d'une réflexion ou d'une autre alors que localement, on constate une forte baisse de la popularité du parti socialiste. A chaque fois que j'ouvre mon mail et que je tombe sur la page d'accueil des nouvelles, il en vient une fraiche qui me tombe sur le poil ! Benoit Hamon a bien raison d'utiliser l'humour en disant "game over", car, d'un prime abord, il ne s'agit pas d'un jeu, mais d'une société malmenée par les instances actuelles. Où se trouve le parti socialiste quand on a le plus besoin de lui ? Je sais bien que mes camarades, certains de mes camarades travaillent sur le terrain et c'est à ceux-là que je tire mon chapeau. enfin, ex-camarades, très probablement.

On avance d'un côté, encore une fois, le nombre de voix, mais, comment ont-elles réellement été obtenues ? De l'autre côté, aucune synthèse n'est sortie du congrès, alors, où est vraiment la force d'entente ?
Faire de Désirs d'Avenir, le pivot d'une reconstruction ? Ou un tremplin pour la candidature de Ségolène Royale aux présidentielles ? Jouons franc jeu, s'il vous plait...

PS: la guerre des deux roses a repris de plus belle

La guerre des deux roses a repris de plus belle lundi au sein d'un PS écartelé entre le camp victorieux de Martine Aubry qui tente de remettre son parti au travail et celui de Ségolène Royal, qui assène des coups de boutoir incessants.

Inaugurant ses fonctions de porte-parole au siège du parti, Benoît Hamon a passé une partie de son point de presse à répondre aux attaques lancées plus tôt par le "royaliste" Vincent Peillon.

"Es-tu bien sûr que tu veux rentrer dans la direction du Parti socialiste si tu penses qu'elle est totalitaire?", a lancé l'eurodéputé à l'adresse du bras droit de Mme Royal, qui avait revendiqué le droit à la critique interne, en évoquant le silence imposé dans des "Etats totalitaires".

Le porte-parole a invité son collègue eurodéputé, co-fondateur naguère du NPS (Nouveau Parti socialiste), à "l'accompagner dans l'Yonne vendredi" pour "rencontrer des salariés en grève". "Peut-être qu'il trouvera là une autre inspiration...", a lâché sèchement M. Hamon.

Vincent Peillon, qui faisait figure de possible numéro deux du parti, n'y était pas allé par quatre chemins un peu plus tôt, condamnant le texte d'orientation de Mme Aubry, truffé de "fautes d'orthographe", représentant "une régression intellectuelle comme on n'en a pas vu depuis des années" au PS.

Elue avec 102 voix d'avance sur sa rivale, la nouvelle première secrétaire avait fait avaliser samedi, dans la douleur, lors d'un Conseil national sous tension, ce texte d'"orientation politique" pour les trois années à venir ainsi que son équipe, sans aucun pro-Royal.

Forts de leurs 49,98% lors du second tour du vote militant, les partisans de la présidente de Poitou-Charentes sont montés au créneau dénonçant, qui une "mascarade", qui une "faute grave", qui de "l'ostracisme".
(...)

Bianco: faire de Désirs d'avenir "le pivot d'une reconstruction"

Jean-Louis Bianco, lieutenant de Ségolène Royal, a jugé lundi que Désirs d'avenir, l'association de l'ex-candidate à l'Elysée, "allait être plus que jamais le pivot d'une reconstruction".

Désirs d'avenir "va continuer, pas à côté du PS, dans le PS" et pourrait être un "pont entre ceux qui ont envie de partir et ceux qui ont envie de venir à cause de l'espérance qu'incarne Ségolène Royal", a-t-il dit sur LCI.

Désirs d'avenir "est pour nous plus que jamais le pivot d'une reconstruction pour élargir notre base électorale, avec des jeunes, des chefs d'entreprise, des syndicalistes, des chercheurs".

"Ce sera un outil important pour renforcer le Parti socialiste", a jugé le député des Alpes-de-Haute-Provence. (...)

samedi 6 décembre 2008

FAITES VOS JEUX...

Un résumé indigeste des nouvelles du parti socialiste... Le pire c'est que quelle soit la "direction" que je regarde, cela donne envie de gerber. J'imagine bien pourquoi l'amendement du clan Royal sur le prix des cotisations a été rejeté...
Je n'ai même pas envie d'en parler.
Ah si, quand même, aucune réaction de Patrick Allemand sur son blog. C'est un peu "énorme" pour un premier Fédéral...

L'équipe de Martine Aubry comprend Hamon, Montebourg, Désir...

Le Conseil national du PS a voté pour l'équipe de direction, "secrétariat national" présentée par la première secrétaire Martine Aubry, forte de 38 membres, avec notamment Benoît Hamon comme porte-parole, Arnaud Montebourg à la rénovation, son lieutenant François Lamy comme conseiller politique et Harlem Désir à la coordination.

Les partisans de Ségolène Royal se sont abstenus.

Le Conseil national du PS a par ailleurs approuvé avec 146 voix pour et 72 abstentions le texte d'orientation politique proposé par la direction de Martine Aubry.

Mme Aubry a présenté la liste de son "gouvernement", avec pour principaux postes:

- porte-parole: l'eurodéputé Benoît Hamon, dont la motion avait obtenu 18,5% au Congrès de Reims

- secrétariat national chargé de la rénovation: le député Arnaud Montebourg

- conseiller politique auprès de la première secrétaire: le député François Lamy, proche de la maire de Lille

- chargé de la coordination: le député européen Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë

Par ailleurs, le Conseil a rejeté, dans un vote bloqué, avec 123 contre et 54 pour, les amendements présentés par l'équipe de la présidente de Poitou Charentes sur le texte d'orientation, portant notamment sur la stratégie d'alliance et le coût des cotisations au PS.


L'équipe de Martine Aubry à la direction du PS : 38 membres à parité hommes-femmes

Martine Aubry a annoncé samedi que l'équipe de direction, "secrétariat national", qu'elle soumet au vote du Conseil national (Parlement) du PS est une équipe resserrée, "mixte", composée de 38 membres, soit 19 femmes et 19 hommes, "aux couleurs de la France" et rajeunie.

"Le secrétariat que j'ai composé est totalement paritaire: 19 femmes, 19 hommes, c'est la première fois que cela arrive dans notre parti", a affirmé la nouvelle première secrétaire devant le CN.

Elle a précisé que son équipe est aussi "aux couleurs de la France", "préférant" cette expression, à celle de "minorités visibles", soulignant que celles-là vont représenter 20% du secrétariat national.

"Notre parti est aussi un parti de jeunes et de nouvelles générations", a-t-elle dit, annonçant que sa direction va comporter "60% de nouveaux visages et 40% de moins de 40 ans".

Outre les secrétaires nationaux chargés de tâches fonctionnelles relatives à la vie du parti, les autres "auront des responsabilités correspondant aux grandes politiques: défense, sécurité, affaires sociales, éducation, recherche", a-t-elle précisé. S'ajouteront 20 à 25 secrétaires nationaux adjoints.

Au PS, les partisans de Ségolène Royal refusent d'intégrer l'équipe Aubry

Au Parti socialiste, la réorganisation de la direction se fera sans Ségolène Royal et ses proches. Martine Aubry devait présenter, samedi 6 décembre, sa ligne politique pour les trois ans à venir lors d'un conseil national réuni à Paris. La première secrétaire du PS va s'entourer d'une équipe fortement féminisée et resserrée, mais elle n'est pas parvenue à convaincre sa grande rivale. Elle a rédigé, avec ses alliés Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, un "texte d'orientations politiques 2008-2011" qui n'a pas reçu l'aval de Mme Royal et de ses amis.

"Les conditions de la rénovation et du rassemblement ne nous semblent pas réunies, et la responsabilité en incombe à Martine Aubry", a déclaré, vendredi, Vincent Peillon, bras droit de Mme Royal, après avoir pris connaissance de la "feuille de route" proposée. "Ce texte ne pose pas de problème de fond, mais mériterait davantage de nouveautés et d'innovations", a ajouté Manuel Valls, qui reproche à la nouvelle majorité "de remettre le MoDem au coeur du débat au risque de faire apparaître les socialistes comme sectaires". "Nous resterons disponibles pour rénover le PS", a-t-il ajouté.

Les "royalistes" demandaient que Vincent Peillon soit numéro deux du PS et que Ségolène Royal prenne la tête de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR). Ils n'ont pas été entendus. En retour, Mme Aubry leur a proposé d'intégrer au secrétariat national Delphine Batho, Aurélie Filippetti et Guillaume Garot, des jeunes députés proches de Mme Royal. Ils ont décliné. Elle avait aussi proposé de confier à Gérard Collomb, partisan de Mme Royal, la présidence du nouveau Forum des territoires où seront représentés les élus locaux socialistes. Cette instance, créée - sous une autre appellation - par la récente réforme des statuts, doit contribuer à redynamiser un parti où dirigeants nationaux et élus de base semblent vivre dans deux univers différents.

AUTORITÉ NÉCESSAIRE

En se plaçant dans la minorité du parti, Mme Royal entend cultiver son autonomie. Avec les près de 50 % obtenus lors de l'élection du premier secrétaire, elle veut continuer d'incarner la modernité et l'ouverture en prenant ses distances avec une synthèse jugée peu lisible. Privée du contrôle du PS - condition essentielle pour se lancer dans la course à la présidentielle de 2012 -, elle prend néanmoins le risque de ne pas être partie prenante de la remobilisation du parti que s'apprête à engager la maire de Lille.

Mme Aubry considère que l'épisode de son élection contestée est clos et que, désormais, elle dispose de l'autorité nécessaire pour remettre au travail le PS. Il lui faut maintenant s'imposer face aux courants traditionnels, présents sans exception dans la nouvelle majorité. Et préciser les conséquences qu'engendrera la volonté, affirmée, de "gauchir" le discours socialiste.

Dans sa nouvelle tâche, elle sera entourée d'une équipe fortement resserrée. Le nombre de secrétaires nationaux titulaires et adjoints ne devrait pas dépasser la cinquantaine, contre 162 dans l'équipe sortante. Dans sa garde rapprochée devraient notamment figurer Benoît Hamon, François Lamy, Harlem Désir, Jean Christophe Cambadélis et Claude Bartolone.

mercredi 26 novembre 2008

L'AGE DE RAISON, PAS L'AGE DE PIERRES...

Avons-nous atteint l'âge de raison, avons-nous quitté l'âge de pierre ? Je ne le pense pas. Je ne pense pas que le socialisme soit sorti de cette guerre, tout simplement, malgré les titres, deci delà, la bataille va continuer. Autrement.

Si l'on a vu un personnage grimper, lors de ce congrès, c'est bien Vincent Peillon, qui appelle au calme. Défavorable à un recours en justice, il ferait bien de raisonner Manuel Valls, car cela porterait préjudice à... Ségolène Royal elle-même, pas aux yeux des militants (peut-être quelques uns), mais au niveau des Français, cela risque de coincer. Je suis néanmoins en désaccord concernant le "coup d'état", le passage en force... Qu'il conviendrait d'appliquer à qui vous savez.

[PS: Peillon défavorable à un recours en justice du camp Royal
Bien que contestant toujours la "sincérité" de l'élection qui a porté Martine Aubry au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a estimé mercredi qu'un recours devant la justice ne serait pas "utile et nécessaire", ni "une bonne chose" pour le PS.
"Aujourd'hui, ce que je dirais à Ségolène Royal, c'est que je ne crois pas que ce soit utile et nécessaire", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC, interrogé si son camp allait en justice pour contester l'élection de Martine Aubry.
"Ce ne serait pas aujourd'hui une bonne chose pour le parti socialiste, car j'en ai parlé avec plusieurs juristes, ça durerait des mois et au fond, ce serait un cadeau incroyable fait à la droite", a-t-il noté, tout en estimant que "n'importe quel militant" pouvait porter plainte.
Cependant, Vincent Peillon conteste toujours "la sincérité de ce scrutin". "Les méthodes un peu anciennes et obscures qui ont présidé à cette commission ne m'ont pas fait changer d'avis", a-t-il expliqué, à propos de la commission de récolement qui a conclu mardi à la victoire de Martine Aubry avec 102 voix d'avances.
Revenant sur le vote des militants, l'eurodéputé a dénoncé un "coup d'Etat" et un "coup de force depuis deux jours" de la part des opposants à Ségolène Royal.
"Je crois qu'on ne construit rien de solide dans le temps sur un passage en force, je pense que c'est un mauvais départ", a-t-il prédit, estimant que Martine Aubry "va avoir des semaines et des mois difficiles", même s'il "ne le souhaite pas dans la mesure où elle représente le Parti socialiste". AP]


Les paroles de Ségolène Royal sont en totale adéquation avec les paroles de Vincent Peillon, par ailleurs. Elle appelle à l'unité, sachant pertinemment que des voix lui sont "acquises", et, chose qu'il ne faut certainement pas lui enlever, elle est rassembleuse d'une partie des militants du parti socialiste, non négligeable, et d'une structure comme Désirs d'Avenir, qui n'aurait pas autant de force hors du seing du parti socialiste, même si c'est une structure indépendante (me semble-t-il ?). On ne va pas commettre la même erreur au niveau national qu'au niveau local (Faire... autrement... même si plus courageux).

[Pour les socialistes, l'élection de la première secrétaire laissera des séquelles

"J'ai enfin une successeure." De tous les blogueurs socialistes, le plus prompt à réagir à l'élection de Martine Aubry, mardi 25 novembre, aura sans doute été l'ex-premier secrétaire du Parti socialiste. "A cause d'un scrutin trop serré qui méritait d'être analysé et clarifié, j'ai été trois jours de plus premier secrétaire (...)mais je suis finalement conscient que c'est ma méthode qui l'aune nouvelle fois emporté", écrit François Hollande sur son blog. Il estime en effet avoir fait en sorte "par une dernière décision de rassembler les socialistes :ils le sont". Pour autant, celui qui dirigea le PS pendant onze ans reste lucide : "Ça ne veut pas dire qu'ils sont tous réjouis."

Et on le voit sur le Web. Isabelle s'emporte sur Résistance 2007 contre "un ancien premier secrétaire qui se réjouit qu'on ait frôlé le pire mais que son parti soit capable du meilleur !". "Moi je dis que c'est l'inverse, on a frôlé le meilleur, on aurait pu donner une grande leçon de démocratie interne, et on a été capable du pire…"

Le fonctionnement interne du parti et la commission de récolement, chargée de passer au crible les irrégularités du scrutin de vendredi, sont montrés du doigt. "A aucun moment, la commission n'a montré de signes de bonne volonté et d'écoute, estime ainsi le blog collectif Lozère socialiste, sa seule préoccupation a été au contraire depuis le début de gagner du temps et de passer en force malgré les nombreuses anomalies relevées." "Il est évident que cela laissera des traces, profondes dans le camp des vainqueurs, béantes et douloureuses dans celui des vaincus, note Dedalus, et les derniers voudront leur revanche sur les premiers."

ET MAINTENANT ?

Certains, comme La pire racaille, s'attendent même à être l'objet des railleries de la majorité : "Préparons-nous à des moqueries incessantes : qui êtes-vous, pauvre imbécile socialiste, à venir nous faire des leçons, alors que vous n'êtes pas capables de faire une simple élection chez vous ? L'argument fonctionne à toutes les sauces imaginables, dès que la moindre question morale se présentera."

Il s'agit maintenant de se projeter vers l'avenir. C'est ce qu'a fait Ségolène Royal, dans une vidéo postée sur Désirs d'avenir. "Certains se seraient agités en contestations. D'autres auraient pris du recul pour une traversée du désert dont on ressort en homme (enfin femme là) providentiel… ou jamais. Tiens il y en a même qui se seraient peut être retirés définitivement de la vie politique, ironise Donjipez Words, là, que nenni. L'échéance 2012 est lâchée : sous-entendu, avec mon score de 2007, je reste la candidate légitime de l'opposition à la prochaine présidentielle. C'est de la politique politicienne certes, mais bien menée."

Mais pour beaucoup au PS, il importe désormais de se "rassembler". Ainsi Romain Blachier, blogueur lyonnais proche de la ligne claire de Gérard Collomb qui s'était rangé aux côtés de Ségolène Royal, estime que "même majoritaire de peu, Martine Aubry est notre première secrétaire". "A elle de proposer des voies pour rassembler." Abadinte, qui s'était engagé derrière Martine Aubry depuis le début mais "ne cache pas que le couperet aurait pu tomber de l'autre côté", a son idée sur la question : "Etre rassemblé, c'est d'abord abandonner les actions en justice car c'est un pas vers l'implosion du Parti socialiste, être rassemblé c'est ensuite intégrer des membres de la motion de Ségolène Royal derrière Martine Aubry. Je vous l'ai dit, Vincent Peillon serait très bien." "Etre rassemblé, note enfin Abadinte, c'est pouvoir faire la paix des braves car notre ennemi n'est ni Ségolène Royal ni Martine Aubry mais Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Le Pen et Olivier Besancenot."]

J'ai regardé cette vidéo montrant des partisans de Ségolène Royal, leur dépit, leur tristesse, la volonté de s'unir. (vidéo Le Monde) J'en étais, merde !
Mais le problème reste le même, s'unir autour de qui... Donc, on ne peut pas se permettre de tourner en rond éternellement. Si on appartient à un parti, c'est qu'il y a une raison. Il faut se plier aux règles du parti, et là, notamment, il s'agit du Conseil chargé du récolement puis du Conseil national.
J'avoue avoir été déçue, avoir envie de prendre du recul, d'autant plus que j'ai d'autres priorités. D'autant plus également que se profilent deux élections importantes où j'ai presque envie de me positionner différemment. Si certes, la priorité première est la France et les Français(es) dont ceux qui sont en difficulté (j'en fais partie...), les Européennes m'intéressent fortement, et, je vous l'avoue que je suis plus attirée par un autre parti quant à ces échéances. Hérésie ! Non. Plus crédibles.
Quant aux régionales....

Pour m'amuser (ok, c'est pas très sérieux), j'ai répondu à ce sondage sur fr.yahoo.news, voilà ce que cela donne :

Que manque-t-il à Ségolène Royal pour conquérir encore ? Que lui manque-t-il pour convaincre ? Que lui manque-t-il pour gagner en 2012 (et là, il y a sacrément du chemin...) ?
Je salue le courage de Ségolène. Je salue la victoire et le calme de Martine. Les socialistes attendent le renouveau.

LAISSONS LE TEMPS...

Aubry élue à la tête du PS, Royal entre en cohabitation

Après quatre jours de querelles qui ont plongé le Parti socialiste dans l'une des pires crises de son histoire, Martine Aubry a été officiellement élue au poste de premier secrétaire.

L'ancienne ministre de l'Emploi, symbole de la gauche plurielle et des 35 heures, l'emporte finalement de 102 voix sur Ségolène Royal, qui a promis de poursuivre, de l'intérieur, la "bataille" de la rénovation.

Les deux rivales se sont embrassées après l'annonce de la validation de la victoire de la maire de Lille par le Conseil national, le "Parlement" du parti, réuni dans la salle de La Mutualité à Paris.

Image symbolique du duel à distance qui commence, leurs équipes ont annoncé deux points de presse à la même heure et dans la même salle. L'honneur est finalement revenue à la gagnante, Ségolène attendant son tour et faisant son entrée entourée de toute son équipe.

Malgré cet épilogue, les proches de l'ex-candidate à l'Elysée sont loin de désarmer, réclamant toujours un nouveau vote et menaçant de s'en remettre à la justice. Ségolène Royal, elle, n'en a pas pipé mot dans sa déclaration à la presse.

"Ce qui s'est passé ce soir est un déni de justice. Il y aura bien évidemment des tribunaux qui seront saisis", a affirmé le député de l'Essonne Manuel Valls, un proche de la présidente de la région Poitou-Charentes, devant les caméras.

Le PS vivait depuis le scrutin de vendredi dans la confusion la plus totale, les deux camps échangeant des accusations de fraude et de manipulation médiatique. Selon les résultats diffusés à l'aube samedi, la maire de Lille l'avait emporté d'un cheveu, avec 42 voix d'avance.

"RIEZ ENCORE QUELQUES JOURS"...

Réunie lundi puis mardi après-midi, une commission chargée de statuer sur les litiges a proposé de valider cette victoire avec finalement 102 voix d'écart en faveur de Martine Aubry.

Après quatre jours de controverse et 18 mois de guerre des chefs déclenchée par l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le Conseil national s'est joué en moins d'une heure, discours de la gagnante compris.

A main levée, brandissant de petits cartons rouges, les quelques 230 membres du Conseil national, sur les 306 convoqués, ont validé le rapport de la "commission de récolement" par 159 voix pour -- dont François Hollande et Bertrand Delanoë -- scellant la victoire définitive de Martine Aubry.

Au total, 76 délégués ont voté contre, soit l'intégralité du camp Royal plus une quinzaine de voix.

Les premiers mots de Martine Aubry à la tribune sont allés à sa rivale, à qui elle a proposé une rencontre dans les prochains jours. "Je veux dire à Ségolène qu'on va ensemble gagner pour les Français", a-t-elle déclaré après le vote des responsables du PS et une standing ovation.

Dans un communiqué, l'UMP a de son côté ironisé sur le "retour de la Dame des 35 heures" et espéré que "cette victoire à la Pyrrhus mettra un terme à l'image détestable que les ténors du PS ont donné de la politique".

"J'ai envie de dire à la droite: 'riez encore quelques jours parce que, dès la semaine prochaine, le Parti socialiste est de retour et uni'", a répliqué Martine Aubry, promettant une "opposition et une proposition" à tous les projets "destructeurs" de la majorité, "cadeaux fiscaux", "casse de l'audiovisuel public", etc....

"LES CARPES ET LES LAPINS VOUS SALUENT BIEN"

Prenant les rênes du PS à la suite de François Hollande, qui quitte son poste après onze ans, Martine Aubry a précisé qu'elle donnerait la composition de sa direction lors d'un Conseil national le 6 décembre.

Elle a promis une équipe "profondément renouvelée" dans laquelle les "amis" de Ségolène Royal auraient "toute leur place".

L'ex-candidate à l'Elysée, elle, a enjoint les militants ayant voté pour elle à rester au PS.

"Nous avons mené une très belle bataille pour la transformation du Parti socialiste et cette bataille continue", a-t-elle dit à la presse, comme en écho au printemps 2007 où elle avait mis des semaines avant de prononcer le mot "défaite" après son échec face à Nicolas Sarkozy.

"Nous avons réussi cet exploit de convaincre la moitié, et peut-être un peu plus, du Parti socialiste, en ayant la totalité de l'ancien appareil du Parti socialiste contre nous", a fait remarquer Ségolène Royal.

Martine Aubry était en effet soutenue non seulement par François Hollande mais également par Lionel Jospin, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius et une partie des proches de Dominique Strauss-Kahn, jusqu'alors frères ennemis.

Ce rapprochement était décrié par les "royalistes".

"Les carpes et les lapins vous saluent bien", a conclu mardi soir, par un SMS adressé aux journalistes, le principal lieutenant strauss-kahnien, Jean-Christophe Cambadélis.

Edité par Jean-Loup Fiévet

mardi 25 novembre 2008

MARTINE AUBRY : PREMIER SECRETAIRE (MAJ)

C'est officiel, la Commission de récolement se serait donc "arrêtée" sur 102 voix d'avance pour Martine Aubry. C'est confirmé par le Conseil National.

Il est trop tôt pour dire quoi que ce soit. Les réactions ne sauraient tarder, de toutes façons.
Je suis étonnée de commentaires faits par "Xavier" sur un certain blog. Cela m'étonne de lui car il ne m'avait pas habituée à divulguer des données personnelles (ce qui est écrit sur Facebook est un espace privé "entre amis") sur un blog public. Ou alors, l'identité d'un pseudo.

Cela démontre que la guerre est rude, hélas, j'en perçois l'horizon plus ou moins lointain d'une autre échéance électorale...

Si Ségolène Royal se pourvoit en justice, comment veut-elle se présenter comme rassembleuse ?
Le parti socialiste est en crise grave. Le social est en crise grave. Est-ce que les deux vont de pair ?
Ce moment est trop grave pour y ajouter de l'humour. Cette nouvelle ne me réjouit même pas.
Peut-être ne suis-je pas socialiste, après tout.

Selon un sondage BVA Orange à paraitre jeudi, le candidat préféré des Français serait DSK, même si Ségolène reste la favorite des socialistes... Sauf que l'élection de Martine Aubry est largement approuvée. Allez savoir... Ce sont peut-être les Français qui ont mis à la tête du parti socialiste Martine Aubry alors ?
N'oublions pas (et je n'oublie pas) l'élan positif qu'a soulevé Ségolène Royal. Aussi fortement que l'antipathie. Les Français ont besoin d'être rassurés. Hélas, cela ne dépend pas que de nous.

[Le directeur général du FMI est en tête du classement des personnalités PS pour la prochaine présidentielle, avec 32%, devançant Martine Aubry et Ségolène Royal, à égalité à 19%. Bertrand Delanoë vient ensuite avec 16%.

Auprès des seuls sympathisants socialistes (sous-ensemble de l'échantillon sondé), la présidente de Poitou-Charentes l'emporte (30%) sur l'ancien titulaire de Bercy (27%). La maire de Lille recueille 20% et le maire de Paris 14%.]

LE TROISIEME HOMME... BIS REPETITA...

Faudra-t-il rejouer ce rôle ? Mais avec le parti socialiste en position d'outsider ?
La tournure des évènements, même si, cela n'est pas ce qui se doit de primer, nous fait la risée de l'Europe et du monde. J'ai raté l'enregistrement du "documentaire" des réactions des pays européens hier soir, mais certes, l'italie n'est pas en reste quant à sa gauche...
Au delà de la risée, dont on se fiche, en fait, les réactions qui ont lieu d'une part et d'autre, et cela, même sur le blog de certains élus, frise cependant le ridicule. Faire un appel d'adhésion... Ce n'est pas la réponse au mal socialiste.
Comme d'habitude, je vous conseille la lecture de plus sages que moi, comme le blog de Jef, incontournable et plein de bonnes références dont celle de Liberation.fr.

Le parti est divisé en deux. Pour moi, la solution unique (?), c'est une union, qui risque de ne pas fonctionner si on n'allie pas des personnes "sages", hors conflit, et avec des idées communes. Ou alors, une tierce personne, apte à rassembler (mais elle se serait déjà montré ?).
Comme je l'ai dit, c'est mon premier congrès. Ce qui m'étonne donc, en tant que "nouvelle", c'est que l'on a voté pour des motions et que l'on se retrouve devant un affrontement de personnes. D'autant plus qu'aucune des motions n'était largement majoritaire, et qu'aucune union n'en a découlé.
Mon positionnement peut en choquer plus d'un. Je m'explique. Je défendais le courant de Ségolène Royal parce que je le pensais le plus innovateur et le plus armé contre la droite actuelle car il utilisait des méthodes modernes et celles que je croyais promptes à contrer le plus efficacement ces mêmes méthodes utilisées par la droite, comme la médiatisation, un outil fort utile et efficace, surtout, mais qui prend là une ampleur démesurée qui en devient ridicule, si le fond n'y est pas pour étayer une pratique qui est douteuse, malgré tout.
Les termes me choquent, des deux côtés, quels que soient les lieux où ils sont utilisés, comme Facebook, les médias, les blogs.

Plus pertinent serait un commentaire de Michel, s'il me permet de le publier, sur les chiffres des fédérations :

Patrick,
Toi, notre Premier Secrétaire Fédéral, qui n’est « pas que ségoliste » et dont « l’intérêt général prime toujours sur les intérêts particuliers », comme tu te définis, devais être sous l’emprise d’une force quasi mystique envoyée par ta candidate préférée lorsque tu as écrit ce papier.En effet, un minimum de discernement aurait dû t’appeler à plus de retenue. Pour ne pas faire trop long, je ne m’attarderai que sur 3 points :

- Tu sais très bien que le problème du décompte n'est pas lié à quelques erreurs inévitables, et sans doute équilibrées entre les deux camps. Non, le vrai problème, qui ne s'appelle peut-être pas fraude, mais magouille, est à chercher dans les fédérations qui ont un score anormalement élevé.
Or, si l’on comptabilise les fédérations dont le score d’une candidate dépasse 70%, on trouve :Pour Martine Aubry : 6 fédérations, pour un total de 9 714 voix ;
Pour Ségolène Royal : 10 fédérations, pour un total de 12 234 voix.Sans parler de ta propre section qui a voté Ségolène à … 86.49%.
« Rompre les digues des grosses fédérations », dis-tu. Oui, mais d’abord balayer devant sa porte …
- Tu critiques ces membres du "vieux parti" qui pourront "continuer à gérer leurs petites affaires". Comme si le fonctionnement de notre fédération était un modèle de démocratie et d’honnêteté : parlons de la non partialité dans l'envoi des mails pendant la campagne, des ‘retards’ de diffusion du « Sud à Gauche », de la lettre demandant aux Hamonistes de voter Ségolène au 2ème tour, des difficultés pour les 'petites' motions à obtenir les informations ou documents qui nous étaient dus, etc. Là encore, d’abord balayer devant sa porte …
- "Avec 12 cts d'euros par jour, vous détenez l'avenir du Parti Socialiste et de la gauche en France", « je vais vous demander de faire adhérer encore et encore », dis-tu. Alors là, je crois que l'on touche vraiment le fond du problème : le Parti Socialiste, vivier d’hommes et de femmes qui veulent changer le monde avec leurs convictions et leurs idées devrait se transformer en un parti de supporters : pas besoin de réfléchir, il suffit de savoir faire une croix sur un bulletin de vote. Où est le Parti Socialiste ? Combien de figures historiques doivent se retourner dans leur tombe …
Ceci est bien triste pour le Parti.Mais, plus grave encore, ce sont des défaites assurées lors des prochaines élections nationales. Non pas des défaites pour nous-mêmes, mais pour tous les français qui ont besoin de nous.
Posté par Michel, 24 novembre 2008 à 23:31

Si l'enjeu du parti doit se faire sur les "grosses fédérations" et non plus sur les votes de militants attachés à leurs convictions, ce parti devient un parti d'appareil, basé sur le besoin d'une réelle existentialité, d'adhérents fans ou fantômes, prompts à ne maintenir des élus en place ou à propulser ceux qui se voient pousser des ailes.
Or, ce serait bien dommage, car il existe des adhérents qui ont une réelle volonté de travailler, de débattre d'idées et se doter d'outils pour combattre la droite ET défendre les classes que nous sommes censés défendre.

Mon positionnement actuel n'est plus, ni du côté de Ségolène, même si je la trouve "courageuse" (et cela reste discutable), bien entourée (Vincent Peillon est un homme apprécié mais Valls est en train de tout foutre en l'air), moderne, rassembleuse d'une certaine catégorie de personnes, ni de Martine Aubry, beaucoup plus ancrée à gauche mais qui n'a pas réussi à faire l'union car mal entourée...

Je ne suis pas pessimiste. Le parti socialiste, s'il est mort dans sa forme actuelle, peut revivre, mais ce sera après une longue gestation, et cela, au détriment des plus démunis.

dimanche 23 novembre 2008

luciennemagaliepons: Le PS en crise de comptage des voix :

luciennemagaliepons: Le PS en crise de comptage des voix :: "message"

Intéressant à lire...
J'ai effectivement entendu parler de l'Hérault...

samedi 22 novembre 2008

MAUVAISE FOI

Quel culot ! Mais surtout, quel déni de la démocratie, quel mépris des militants !

22/11/2008 | Mise à jour : 03:43

Ségolène Royal a affirmé qu’elle n’allait «pas (se) laisser faire», dénonçant comme une «infraction» aux règles du parti les proclamations de victoire des partisans de Martine Aubry.

«Je ne vais pas me laisser faire», a-t-elle déclaré, soulignant qu’elle allait tenir immédiatement à son QG parisien une «réunion de crise» avec son équipe pour «examiner la situation très grave».

«Je m’étonne que certaines personnes proches de la candidate (Martine Aubry, ndlr), se soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle de droit. Où est le code de l’honneur?», s’est interrogée l’ex-candidate à l’Elysée, fustigeant les «annonces intempestives» et soulignant que «des gens votaient encore dans les DOM».

«C’est une infraction aux règles de droit du parti, ce sont des méthodes qui portent atteinte au code de l’honneur», a-t-elle ajouté.

«Nous, dans notre camp, personne ne s’est permis d’annoncer la victoire», a-t-elle assuré, estimant que cela les «disqualifie pour diriger le Parti».

«Ma motion est arrivée en tête avec 10 points d’avance au premier tour», a-t-elle rappelé.

«Les méthodes de l’appareil du Parti sont totalement insupportables», a estimé Mme Royal.

Source : Le Figaro.fr

Ah oui ? Si elle veut, je lui en parle, des méthodes du parti... Welcome on the new TV show...

Jusqu'à faire la une des blogs de droite... Pour exemple :

November 22nd, 2008 by blog@sarkozynicolas.com | Posted in Nicolas Sarkozy |

Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus être battue”

Manuel Valls : “La victoire de Ségolène Royal est quelque chose d’inéluctable.”“Comme les combinaisons d’appareil n’ont pas suffi, c’est dans les urnes, et de quelle manière, qu’on essaie de voler la victoire”.

Ségolène Royal : “Je ne vais pas me laisser faire”, a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle allait tenir immédiatement à son QG parisien une “réunion de crise” avec son équipe pour “examiner la situation très grave”.
Les partisans de Martine Aubry et de Ségolène Royal ont chacun revendiqué la victoire et dénoncé de possibles fraudes.

Jean-Pierre Mignard, proche de Ségolène Royal: “Il est impossible au nom du respect que l’on doit aux militants et aux Français de se contenter de résultats contestés et contestables”. “C’est pourquoi Ségolène Royal fait la proposition de revoter, c’est la seule proposition digne et acceptable à ce jour”.

Martine Aubry : “Je viens d’avoir François Hollande (premier secrétaire sortant) au téléphone. Je lui ai dit qu’un troisième tour n’a pas de raison d’être, il en a convenu”.

Un responsable du PS: “On est au bord de l’explosion. Les provocations se multiplient. Les Français risquent de se réveiller demain matin avec une image pitoyable du PS”.

HISTORIQUE... D'UNE JOURNEE LONGUE

Le camp Aubry revendique la victoire, les partisans de Royal parlent de fraude et la direction du parti refuse de proclamer un vainqueur et attend les derniers résultats. Récit d'une soirée de confusion.

Le fil de la soirée minute par minute

C'est le pire de tous les scénarios pour le PS : à l'issue d'une soirée de confusion, où chacun a revendiqué la victoire, la direction a annoncé à 2h30 du matin qu'il n'y aurait pas de vainqueur proclamé cette nuit entre Ségolène Royal et Martine Aubry, les deux candidates à la succession de François Hollande à la tête du parti.

Il faudra attendre les derniers résultats, en provenance des DOM-TOM, pour départager les deux candidates. L'écart, qui s'est réduit au fil des heures, ne serait que de quelques centaines, voire quelques dizaines de voix.

Royal donnée en tête en début de soirée


La soirée s'est déroulée dans la confusion la plus totale. Sur le papier, la maire de Lille partait favorite : Ses 34,5% du premier tour, plus les 22,6% de Benoît Hamon, qui avait appelé à voter pour elle, lui donnaient une avance certaine. Mais la dynamique était clairement en faveur de Royal, passée de 29% lors du vote des motions à 42,9% des voix jeudi soir, ce malgré l'appel de Bertrand Delanoë en faveur d'Aubry.

Dès 23 heures, plusieurs échos successifs font état d'une victoire en vue pour Ségolène Royal. François Rebsamen, l'un de ses lieutenants, parle même d'un score de 53/47 en faveur de sa championne. Les partisans de la présidente de Poitou-Charentes, réunis à Paris, exultent.

Mais le clan Aubry contre-attaque. C'est le fabusien Claude Bartolone qui s'y colle: «Je conteste les souhaits de Rebsamen qu'il croit réalité. Pour l'instant, on a 78 fédés dépouillées, mais elles sont quand même majoritairement royalistes. Selon nos projections, on serait toujours devant, à 50,25% contre 49,75%. Il faudra attendre jusqu'au bout de la nuit».

Le camp Aubry crie victoire, le camp Royal hurle à la fraude

Vers minuit, les résultats des plus grosses fédérations tombent et la tendance s'inverse. Selon son camp, Martine Aubry obtiendrait un score d'environ 50,5 et gagnerait sur le fil. Il manque les résultats du Nord, mais on sait le département acquis à la maire de Lille. Un peu avant une heure, Claude Bartolone est catégorique: "a la minute où je parle, Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus être battue". Elle obtiendrait, selon ses chiffres, '50,28%, sur la base de résultats complets, hors département du Nord' (acquis à Aubry) et Guadeloupe.

Le camp Royal conteste. Furieux, Manuel Valls lance : "nous ne nous laisserons pas voler cette victoire. Nous contestons les résultats de la manière la plus ferme". Son argument : Royal a progressé partout en France, sauf dans le Nord et la Seine-Maritime, où elle reste à 20%, son score du premier tour". Gilles Paringeaux, patron de la puissante fédération PS du Nord, se dit "très étonné" et parle de "réaction de mauvais perdant".

La tension monte. Des sources à la direction du PS parlent d'un écart de 1.000 voix. Puis de quelques centaines, voire dizaines. Les candidates semblent au coude-à-coude. Au point que les quelques poignées de bulletins des DOM-TOM pourraient faire la différence. Et les accusations de tricherie en provenance du camp Royal se multiplient. Quelques militants déçus viennent protester rue de Solférino, devant le siège du PS.

A 2h30, Daniel Vaillant vient faire un communiqué officiel : il n'y aura pas de résultat ce soir, il faudra attendre les résultats des DOM-TOM. Quant aux deux camps sont priés de ne pas faire de déclarations "intempestive".

Dernier acte de ce vaudeville : A 3h20, une dépêche AFP annonce que Royal ne compte "pas se laisser faire" et dénonce les méthodes "totalement insupportables" de "l'appareil du parti", qui a annoncé des résultats avant que tous les votes soient comptés, ce qui, à ses yeux, les "discrédite totalement".

Des rumeurs font état de négociations entre les deux camps. Royal aurait proposé à Aubry une cogestion, un partage des postes, avec Vincent Peillon comme premier secrétaire adjoint de la maire de Lille. Les deux candidates se seraient même appelées pour discuter d'une entente "responsable", selon l'entourage de Martine Aubry.

Un parti coupé en deux

Le PS vit un cauchemar. Après une défaite à la présidentielle, puis une campagne interne à couteaux tirés, après un congrès de Reims où le parti s'est coupé en quatre motions arrivées au coude-à-coude sans parvenir à la moindre syntèse, le vote au suffrage universel des militants débouche sur une impasse.

Au centre de ce tourbillon, Ségolène Royal. L'ex-candidate à la présidentielle a gagné sa légitimité. Face à une coalition des éléphants contre elle, elle a réuni la moitié des voix socialistes, ou presque. Mais ce faisant, elle a coupé le parti en deux. Quelle que soit la candidate qui finira par être déclarée première secrétaire, elle devra composer avec cette faille, cette fracture entre partisans de Royal, mais aussi d'une modernisation social-démocrate, et tenants d'un PS traditionnel et plus ancré à gauche.

L'hypothèse de la coalition entre les deux équipes serait un moyen pour les socialistes de sortir de cette guerre de tranchées, mais les deux camps parviendront-ils à s'entendre ?

Source : Le Figaro.fr

DECREPITUDE, INCERTITUDE, RESPONSABILITE !

Hop, je vais pour me coucher, I-Télé toujours allumé, et qu'est-ce que je lis ? Que l'avocat de Ségolène Royal demanderait un nouveau vote... Je ne fais qu'un bond, je rallume l'ordinateur, vue l'heure, de toutes manières...

Pas le temps de rechoper au vol l'image mais par contre, la réponse de Martine Aubry, je l'ai.

Des militants qui crient "Démocratie" ou "Unité".
Ben, ça commence bien non ?
J'ai trouvé l'article :

Ségolène Royal a proposé samedi matin de revoter, après les nombreuses contestations qui ont émaillé le second tour de l'élection du Premier secrétaire du PS, ont annoncé deux de ses proches, Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard
Ce nouveau vote pourrait avoir lieu jeudi prochain, a précisé Jean-Pierre Mignard, à l'issue d'une réunion dans les bureaux de Ségolène Royal, boulevard Raspail, dans le VIe arrondissement de Paris, alors que la direction du parti socialiste, rue de Solférino, n'était, quant à elle, toujours pas en mesure d'annoncer de résultats officiels.
Revoter est "la seule issue possible", a renchéri Manuel Valls. "C'est le seul moyen de sortir de l'impasse dans laquelle nous nous sommes mis. Tous les responsables socialistes doivent accepter cette solution, les contestations sont trop importantes pour que l'on ne redonne pas la parole aux militants.
De son côté, Jean-Pierre Mignard a expliqué: "Nous avons constaté que de multiples contestations étaient apparues ici ou là sur la régularité des opérations de vote. Nous avons constaté que ces irrégularités avaient entraîné à tout le moins des vérifications difficiles, multiples et peut-être, impossibles".
"Nous avons constaté que la situation d'empêchement, qui s'est constituée autour de Ségolène Royal ces dernières semaines, avait connu une exaspération aujourd'hui avec le résultat que nous connaissons," a analysé Jean-Pierre Mignard.
"Ce parti est garant de la démocratie dans ce pays", a-t-il ajouté. "C'est pourquoi, il est impossible, au nom du respect que l'on doit aux Français, de se contenter du résultat contesté et contestable. C'est pourquoi Ségolène Royal fait la proposition de revoter. Elle nous semble la seule proposition digne. Le vote pourrait avoir lieu jeudi."
"Cette proposition, bien évidemment, Ségolène Royal l'a transmise à Martine Aubry", lors de leur coup de téléphone échangé dans la nuit de vendredi à samedi, a déclaré Jean-Pierre Mignard, sans pouvoir préciser quelle a été la réponse de Martine Aubry.

La voilà la réponse :


Vous prenez les militants pour des cons ?

Martine Aubry appelle Ségolène Royal à avoir une "attitude responsable"
Dans la nuit de vendredi à samedi, Martine Aubry a appelé Ségolène Royal à avoir une "attitude responsable" au cours d'un entretien téléphonique, a expliqué l'entourage de la maire de Lille, devant les bureaux de Ségolène Royal, boulevard Raspail à Paris.
Ce coup de téléphone est intervenu après les déclarations de proches de Ségolène Royal, contestant la victoire revendiquée par des alliés de Martine Aubry, dans l'élection du Premier secrétaire du PS.
La direction du parti socialiste n'était, quant à elle, toujours pas en mesure d'annoncer des résultats officiels à 3h du matin (2h GMT).
Selon des résultats encore partiels annoncés peu avant 1h du matin par les partisans de la maire de Lille, Mme Aubry l'aurait pourtant emporté sur le score ultra-serré de 50,5% des voix, face à Ségolène Royal (49,5%), soit un écart de quelques centaines de voix.

LA PLUS GRANDE CONFUSION

La plus grande confusion s'est installée dans la nuit de vendredi à samedi au Parti socialiste, où la direction est dans l'incapacité de dire qui de Martine Aubry ou de Ségolène Royal a été élue au poste de premier secrétaire.

"Je ne peux pas proclamer de résultat car au moment où je vous parle, les résultats sont extrêmement serrés et je ne peux pas dire qui l'emporte", a déclaré peu avant 2h30 l'ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, qui devait annoncer les résultats officiels du scrutin.
"Les déclarations intempestives ne facilitent pas le travail pour parvenir à des résultats incontestables", a-t-il ajouté tandis que des proches de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle contestent la victoire que revendiquent les partisans de la maire de Lille.
Selon plusieurs sources, l'écart entre les deux candidates ne dépasserait pas 200 voix alors que 233.000 adhérents socialistes étaient appelés à les départager.
C'est le scénario catastrophe. Aucune des deux n'a de légitimité, aucune des deux ne peut diriger", a dit à Reuters un responsable socialiste.
L'ex-candidate à l'Elysée était arrivée en tête du premier tour jeudi avec 43% des voix contre 34% à Martine Aubry. Benoît Hamon, éliminé avec près de 23% des voix, avait appelé ses partisans à "se reporter massivement" sur la maire de Lille.
"Martine Aubry a gagné la consultation des militants. Sur 95% des bulletins, elle obtient 50,5% des suffrages", a affirmé Claude Bartolone, l'un de ses lieutenants.
Il a précisé que ce résultat du second tour ne tenait pas compte de la fédération du Nord et de la Guadeloupe.
Il semble maintenant acquis que Martine Aubry est la nouvelle premier secrétaire du PS", a également déclaré à la presse Razzye Hammadi, secrétaire national, au siège du Parti socialiste. "Il y a en effet des contestations, mais elles ne changent pas la nature des résultats", a-t-il ajouté
"NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS VOLER LA VICTOIRE."
Mais Manuel Valls, proche de l'ancienne candidate présidentielle, a prévenu: "Nous ne nous laisserons pas voler la victoire." Il avait fait état plus tôt dans la soirée d'un scrutin "extrêmement serré, à 50/50".
"Tant qu'on n'a pas l'ensemble des résultats, on ne peut rien dire. Ce que nous constatons, c'est que nous progressons partout entre trois et dix points", a souligné le député de l'Essonne à la presse réunie dans un hôtel particulier parisien.
Après dix-huit mois sans boussole depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et une âpre campagne interne, les militants socialistes étaient appelés aux urnes pour la troisième fois en deux semaines afin de départager Aubry et Royal.
"Ça manquait, ce suspense", ironisait Manuel Valls alors que se profilait l'impasse dans laquelle le parti se retrouve, incapable de proclamer la victoire de l'une ou de l'autre.
En milieu de nuit, plusieurs dizaines de militants socialistes, partisans des deux candidates, ont bruyamment manifesté devant les grilles du siège du parti.
A une quinzaine de royalistes venus dénoncer des "magouilles", une cinquantaine de partisans de la maire de Lille ont répondu "unité".
"Les militants ont parlé, on ne peut pas prôner le respect du vote et le contester ensuite", a déclaré un des manifestants pro-Aubry tandis que d'autres scandaient "Tous ensemble socialistes".
"C'est malheureux qu'on ne puisse donner un résultat clair ce soir mais c'est le prix à payer pour avoir une démocratie vivante", a dit Sylvette, adhérente depuis 1976 et partisane de Royal.
"Le Parti socialiste est aujourd'hui encore plus gravement coupé en deux, et cela quel que soit le nom de la première secrétaire élue", déplorait dans la journée Michel Sapin. "Il faut se préparer à remettre le PS au travail, à recoller les morceaux brisés, à apaiser les haines", ajoutait l'ancien ministre de l'Economie.

Edité par Gérard Bon et Henri-Pierre André


Nous donnons un spectacle désolant du parti socialiste. J'ai honte de ce qui se passe. Personnellement, je pense que Martine Aubry, d'après les résultats qui manquent devrait avoir toute légitimité, aussi minime soit-elle.

TOUJOURS RIEN

C'est extrêmement serré. Et, quels que soient les résultats, ils n'apporteront aucune majorité satisfaisante, au vu des propos relatés dans le camp de Ségolène Royal.

"Je ne peux pas proclamer de résultat car au moment où je vous parle, les résultats sont extrêmement serrés et je ne peux pas dire qui l'emporte", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur peu avant 2h30.
"Les déclarations intempestives ne facilitent pas le travail pour parvenir à des résultats incontestables", a-t-il ajouté.
Le camp de Martine Aubry a revendiqué la victoire de la maire de Lille, que contestent des proches de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle.

Laure Bretton, édité par Henri-Pierre André

Extrait d'I-Télé à écouter.
Benoît Hamon sur Europe 1.

TENDANCES DU DEUXIEME TOUR (2)

Revirement ?

Le camp de Martine Aubry a revendiqué dans la nuit de vendredi à samedi la victoire face à Ségolène Royal pour la direction du Parti socialiste."Martine Aubry a gagné la consultation des militants. Sur 95% des bulletins, elle obtient 50,5% des suffrages", a déclaré Claude Bartolone, lieutenant de la maire de Lille.
Il a précisé que ce résultat ne tenait pas compte de la fédération du Nord et de la Guadeloupe.
Des responsables socialistes avaient auparavant prédit une nette avance pour l'ex-candidate à l'élection présidentielle avant de préciser ultérieurement que le score se resserrait.
Laure Bretton, édité par Gérard Bon




2h32, selon I-Télé, toujours pas de résulat officiel.

PAROLES DE MILITANTS

En attendant les résultats.


TENDANCES DU DEUXIEME TOUR

Deux responsables contactés par Reuters en fin de soirée évoquaient sous couvert de l'anonymat une victoire "confortable" de l'ex-candidate à la présidentielle face à Martine Aubry, maire de Lille, au deuxième tour de l'élection.

Ils évoquaient le chiffre de 52% à 53% des suffrages des militants appelés à se prononcer pour Ségolène Royal.

Dans le camp de Martine Aubry, la prudence était cependant de mise. "A l'heure où je vous parle, après dépouillement d'un peu plus de 40.000 bulletins, on est à 50,9% pour Royal et 49,1% pour Aubry, c'est serré", déclarait un proche.

Laure Bretton, édité par Gérard Bon

vendredi 21 novembre 2008

ET ON REVOTE !

Pas de surprise dans les Alpes-Maritimes, Ségolène Royal arrive en tête. Le score de Benoît Hamon reste "fidèle" à son premier score, et Martine Aubry accuse une légère hausse (euh... le double... si je me souviens bien).



Patrick Allemand étant le seul candidat au poste de premier secrétaire fédéral, la question ne se pose même pas. Et mon secrétaire de section réélu !



Benoît Hamon lance un appel à ceux et celles qui ont voté pour lui :

Sans surprise, c'est en faveur de Mme Aubry qu'il s'est prononcé. Il a appelé les adhérents socialistes à se reporter "massivement" sur la candidature de la maire de Lille, tout en prenant soin de préciser qu'il ne se sentait pas "propriétaire de ses voix".
"L'intérêt de la gauche" "Mon choix est dicté par l'intérêt de la gauche et par une situation sociale très difficile pour ceux qui attendent de nous une alternative à la droite", a déclaré M. Hamon. Il a souligné que ce résultat marquait "clairement", "une volonté d'ancrage à gauche du PS" et de "renouvellement". "Le PS est confronté à des difficultés considérables, a-t-il poursuivi, il doit s'adresser aux milieux populaires et jeter des ponts vers le reste de la gauche." Pour lui, les socialistes sont confrontés à "un choix de culture". Il s'agit, a-t-il indiqué, d'opter pour "un parti ancré à gauche, le renouvellement en profondeur des comportements, des méthodes et de la démocratie".
Source : Le Monde.

Ce qui fait l'unanimité, c'est, qu'au bout du compte, ce sera une femme élue.
Aux côtés de Ségolène Royal, Vincent Peillon, Manuel Valls, Najat Belkacem, aux côtés de Martine Aubry, plus de questionnements, mais Benoît Hamon y aura sa place.

Alors, les questions à se poser : quelle gauche ? Quelles priorités ?
Le sort, encore une fois, dans les mains des militants, qui, au bout du compte, décideront non seulement du sort su socialisme, mais de la gauche en général, voire plus...

Le grand perdant de l'histoire reste Bertrand Delanoë.

Je vous conseille une excellente lecture, celle du blog NiceMassena, où, comme d'habitude, réactivité et bonne humeur riment ensemble...
Quoi que je me méfie de la proposition faite par un certain Xavier... et de ce qui se cache derrière ces posts...

Et comme d'habitude, l'excellent Blog à Jef, blog de réflexion par excellence, avec son dernier post, la boite à chaussures. Vous pourrez y méditer, y réfléchir, puisqu'il parait que j'ai un cerveau approchant le gruyère (FBk)... Heureusement, qu'il y a des trous, parce que si je devais les remplir avec ce que j'ai envie de dire...

TENDANCE DU VOTE SOCIALISTE (MAJ) - RESULTATS

Seuls les résultats des petites fédérations étant arrivées, les tendances sur I-Télé sont de :
40% pour Ségolène Royale,
37% pour Martine Aubry,
23% pour Benoît Hamon.

Évidemment, il faut attendre le résultat des grosses fédérations, où Martine Aubry et Ségolène Royale devraient grandir leur écart avec Benoît Hamon.
Il paraitrait que les inscrits de 2006 seraient revenus en masse pour voter... Un taux de participation aux alentours de 60%.

Aux dernières nouvelles, (1h32)
42.45% pour Ségolène Royal
34.73% pour Martine Aubry
22.5% pour Benoit Hamon




Apparemment, Benoît Hamon appellerait à voter pour Martine Aubry, selon une source du Figaro.fr. Ainsi que sur L'Express.

"Moi aujourd'hui j'ai fait le choix en toute transparence de demander aux militants de se reporter massivement sur Martine Aubry", a-t-il dit à la presse.


Petites phrases durant tout ce congrès :

Ségolène Royal : «Le Parti socialiste a perdu le sens du code de l'honneur. La politique a besoin de sincérité, de vérité, d'authenticité.» Lundi, sur France 3, à propos du soutien de Bertrand Delanoë à Martine Aubry. Le maire de Paris avait assuré la veille qu'il ne donnerait pas de consigne de vote…

• Bertrand Delanoë : «Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût pour soi-même.» Mardi, dans un communiqué, pour répondre à Royal. «J'ai lu que je serai le grand perdant du congrès. Je vais vous dire : ça m'est égal ! Je ne veux pas que Nicolas Sarkozy ou François Bayrou en soient les vainqueurs !» Dimanche, à Reims.

• Jack Lang : «Chacun doit balayer devant sa porte.» Mardi, sur RTL, en réplique à Ségolène Royal sur le sens de «l'honneur».

• Martine Aubry : «La politique, c'est donner un sens, pas demander à chacun ce qu'il veut.» Avant le congrès de Reims.

• Ségolène Royal : «On voit l'éternel retour, là, à l'œuvre. Avec Martine Aubry, il y a Laurent Fabius ; avec Bertrand Delanoë, il y a Lionel Jospin. Donc, c'est le retour de ceux qui ne veulent pas passer la main à une nouvelle génération.» Lundi, sur France 3, avant de dénoncer un «front» contre elle.

• Benoît Hamon : «Je suis fatigué du spectacle de militants socialistes ou de dirigeants socialistes qui donnent l'impression d'être plus en colère contre d'autres socialistes que contre la droite.» Mercredi, sur Europe 1. «Je trouve que ça dégénère.» Mardi, sur France 2.

• Jean-Marc Ayrault : «Tout ce qui contribuerait à l'affrontement de personnes qui nous a déjà coûté très cher serait une faute, je n'ai pas l'intention d'y participer.» Mardi, lors d'une conférence de presse, en refusant d'indiquer pour qui il allait voter.

• Henri Emmanuelli : «Le meeting se situait entre le show-business et le rassemblement de secte .» Le 28 septembre, après la réunion de Ségolène Royal au Zenith, où elle était apparue en tunique indienne.


A vous de faire votre choix... La bataille va être rude.

jeudi 20 novembre 2008

ABSTENTION

L'abstention a toujours été pour moi la pire des solutions. C'est comme le silence. C'est comme subir. C'est comme ne pas exprimer, ne serait-ce que la colère ou le dégoût, son engagement ou son désengagement. Je ne peux pas.
Voici comment présente l'actualité, le vote des militants : une vulgaire bataille de chiffres, de fédérations, les petites et les grosses.
Comme s'il n'y avait pas aussi, un fond, des idéologies, des combats autres. Des volontés communes ou pas. Je connais bien mes camarades, localement, je connais leurs combats, leurs désillusions et leurs crédo.
Il y aura certes combat de chiffres, mais il y a également le reste, tous ces combats menés ensemble, sur le terrain, pour une même cause, contre une droite implacable. Aujourd'hui, cela se passe entre nous, et nous devons avoir conscience que c'est aussi le sort des Français(es) qui se joue. Et c'est pour cela que j'en appelle à la mobilisation, à ce que vous croyez, sinon le plus juste, le moins injuste. Ce qui fera que le parti socialiste sera le mieux armé pour défendre les couches populaires.
C'est maintenant qu'il faut le faire, qu'il faut décider, qu'il faut agir.

mercredi 19 novembre 2008

SONDAGES... MAIS LA VERITE ?

Les sondages sont ce qu'ils sont... Tranches de populations réduites, pas forcément socialistes (dans ce cadre-là, à priori, c'est ce qui pourrait nous intéresser).

Un sondage BVA est sorti, il est plus pertinent de visualiser d'un seul coup d'oeil les différentes tendances, des Français, sympathisants de gauche et sympathisants socialistes, afin de mieux cerner les données et les analyser. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Ce qui est flagrant, c'est que Bertrand Delanoë reçoit une image positive de l'ensemble des Français, Ségolène Royal, une image négative. Que Benoît Hamon n'est pas encore assez connu. Que Martine Aubry divise.
Quant à l'ensemble des sympathisants de gauche ET socialistes, les opinions restent divisées entre les trois personnalités de gauche, Ségolène Royal et Martine Aubry, restant au coude à coude au niveau de l'image positive, mais Ségolène Royal, moins appréciée, ceci étant probablement dû à l'ouverture centriste... Hamon restant une fois de plus l'inconnu de la "donne".
Quant aux sympathisants purement socialistes, Ségolène Royal garde toutefois un très léger avantage sur Martine Aubry (2%) mais 5% d'avis défavorables supplémentaires par rapport à cette dernière.
Il est donc important de prendre en compte les sympathies qui vont à l'encontre de Bertrand Delanoë, mais gardant en mémoire que son allié était François Hollande.
Ses voix, par conséquent, n'iront pas toutes vers Martine Aubry.
46% des sympathisants socialistes souhaiteraient que Ségolène Royal soit choisie comme premier secrétaire fédéral du parti socialiste contre 48% qui désirerait quelqu'un d'autre. Ce mouvement est plus fort concernant l'ensemble de la gauche. La tendance est plus forte concernant l'ensemble des Français.

Autant dire que ces chiffres n'apportent pas tellement de réponses, le caractère hétéroclite d'une union Aubry-Delanoë n'étant pas viable dans la crédibilité d'une réelle alternative d'opposition active et efficace, mais pourrait réunir le plus de socialistes SI un réel changement était apporté au parti socialiste ainsi qu'un profond renouvellement.
Il reste évident que Ségolène Royal a du mal à "rattraper" les bourdes de la précédente campagne présidentielle.
J'avoue avoir bien observé sa dernière intervention télévisée sur canal + hier. On a l'impression qu'elle fait toujours attention à ce qu'elle dit, et elle a raison (...). Elle joue, en quelque sorte, sur le même tableau que Nicolas Sarkozy (utilisation de l'image médiatique), ce qui peut déplaire, mais elle est entourée d'une équipe jeune, dynamique et compétente. C'est l'image qu'elle (son équipe) veut en donner sur le plateau, mais également en dehors.


Sur les différents plateaux, on parle, et cela ne m'étonne pas, je m'y attendais, d'une femme contre une autre femme : voilà la stratégie d'abandon de candidature de Bertrand Delanoë, et son revirement avec l'appel pour la candidature pour Martine Aubry. Quand le sexe se mêle de politique...
Autre stratégie, celle de Ségolène Royal, qui s'était mise en retrait lors de la campagne, ce qui prouve que sa personnalité déplait (ou son image, au choix).

J'avoue que je suis partagée. Ceci pour une bonne raison : les prochaines présidentielles.
L'équipe de Martine Aubry, pour moi, présente un léger désavantage, celui de la "vétusté" du parti socialiste, excusez-moi du terme, mais par contre, un travail en profondeur, ancré à gauche.
L'équipe de Ségolène Royale porte un dynamisme certain, adapté au monde moderne, avec, toutefois, un léger "risque" de dérive libérale du parti socialiste.

Au bout du compte, je m'aperçois que... je ne sais pas non plus quel sera mon vote demain !
Ne rigolez pas, regardez : to be or not to be (...)

A re-regarder Ségolène Royale sur Canal +, je m'aperçois qu'elle accentue beaucoup sur certains mots : légitimité, insupportable (misère des Français), les chiffres...
Ecoutez bien aussi, ce que le journaliste dit sur les Verts...

Cette dernière image aussi montre certains côtés ridicules, le déchirement ira jusqu'au bout :

Symbole, Moi je, attaque...

Quand un autre fait la moue. (clin d'oeil pas méchant) Se tient à part, jusqu'au bout. Chapeau.

On a juste oublié une chose, lors de ce congrès. L'adversaire de la gauche, c'est la droite.

Sondage à télécharger en faisant clic droit et enregistrer sous...